La cohabitation de votre chien avec d'autres espèces
Vous êtes propriétaire d’un chien et envisagez
d’agrandir la famille avec un animal d’une autre
espèce. Quelles sont les précautions à prendre,
les complications à prévoir et les mesures
préventives pour réduire les risques de mauvaise
entente ?

On peut commencer par faire l’état des lieux sur
les expériences de chacun des animaux que l’on
veut mettre en contact. Les conditions de
développement précoce sont primordiales et
notamment l’étape de familiarisation avec les
autres espèces. Celles auxquelles l’animal
n’aura pas été familiarisé durant cette période
sensible, ne seront pas acceptées par l’animal
adulte. Par exemple, un chiot qui a grandi en
présence de chats, les considère
comme faisant partie de son environnement. Il en
va de même pour le chaton qui, habitué durant
ses premières semaines de vie à la proximité
d’un chien, acceptera plus facilement de vivre
avec un représentant canin, alors qu’un autre
félin qui n’aurait pas fait cet apprentissage,
les fuirait.
Et avec les autres animaux ?
Attention, même si Toutou accepte le lapin ou le cochon d’Inde qui vit chez lui, il peut considérer tous les autres individus de la même espèce comme des cibles. Leurs éventuelles réactions de peur ou de fuite risquent d’ailleurs de renforcer l’instinct de prédateur du chien.
Précautions et risques
Si votre chien adulte se lance dans la poursuite
du moindre mouvement, il vaut mieux oublier
l’idée de prendre un chat, un rongeur, un oiseau
ou un lapin. La rapidité avec laquelle certains
animaux se meuvent pourrait amener le chien à
les traquer. A l’inverse, la lenteur dans les
mouvements de certains autres les rend parfois
plus faciles à attraper, et il se peut que, même
sans intention de tuer, le chien cherche à
immobiliser la « proie ». Ce comportement
légitime de la part du prédateur risque
d’entraîner la mort de celui qu’il a réussi à
attraper. Cet instinct de poursuivre et stopper
ce qui bouge est parfois sous estimé par les
maîtres qui espèrent que les animaux
s’habitueront bien l’un à l’autre avec le temps.
Ce n’est pas toujours le cas.

Vouloir faire s’entendre deux animaux adultes
qui n’ont pas été familiarisés à l’autre espèce,
qui n’auraient d’ailleurs jamais été amenés à se
rencontrer sans l’intervention de l’Homme, voire
qui sont des ennemis dans la nature, n’est pas
chose aisée.
Il faut être très patient dans le travail d’habituation, progresser lentement, et savoir, parfois, y renoncer. Mais avouons que lorsqu’une complicité inter espèce se créée et que l’on peut y assister, elle est touchante.
pour les Dernières Nouvelles d'Alsace du 1er
février