Les lois de l'apprentissage et du conditionnement
Pour qu’il reste quelque chose des apprentissages, il faut des lois, des règles :
- loi de contiguïté
temporelle :
l’animal apprend à anticiper et
acquiert une réponse conditionnelle dans la mesure ou les 2 stimuli (SN
stimulus neutre et SI inconditionnel) sont proches dans le temps.
C’est à dire une demi seconde.
- loi de la
répétition :
la réponse conditionnée est d’autant
mieux mémorisée que le nombre d’associations entre le SC et le renforcement
est élevé
C’est à dire qu’on aura une association d’autant
plus efficace entre la réponse donnée et le renforcement, que ce sera
répété souvent -> quand on cesse de renforcer un comportement, il finit
par cesser
=> les 2 lois vont ensemble -> il faut que la répétition soit suivie immédiatement de la contiguïté temporelle
- loi de l’extinction :
le conditionnement disparaît si on omet
de fournir le renforcement bien que les réponses soient correctes
Si la réponse donnée par le
sujet (homme ou animal) est correcte et qu’on ne renforce pas, on arrive à la
fin du comportement
- loi de
généralisation :
la réponse conditionnée à un stimulus
apparaît aussi suite à un stimulus PRESQUE identique.
On n’apprend pas de manière absolue toutes les caractéristiques d’un
stimulus. On peut en reconnaître et en mémoriser les traits principaux, et les
retrouver dans une situation presque identique.
-> la nature peut nécessiter des adaptations à
cause des variations de lumière, de température, de sons, de formes, de
signaux etc. -> le signal sera compris quand même, malgré la pluie, le
brouillard etc. -> valeur adaptative grâce à la loi de généralisation
-> même si le son arrive déformé, on pourra tout de même le reconnaître
-> on n’a pas besoin que le stimulus soit exactement identique au micron près, il peut être presque identique, mais, quand même assez proche
Théorie de la Gestalt : Gestalt signifie théorie des formes psychologie de la forme à on mémorise les traits principaux d’une situation. On peut très bien retrouver cette situation avec une partie des traits principaux, retrouver ce qui se passe, même si elle n’est pas absolument identique.
- la réaction émotionnelle
conditionnée :
Produit à la suite d’un stimulus bien donné, celui
qui conditionne
L’émotion nécessite une adaptation.
Cependant lorsque des réactions émotionnelles (gémissements, tremblements)
sont liés à des stimuli favorisant l’apprentissage, on parle de réaction
émotionnelle conditionnée.
Ce qui veut pas dire que c’est conduit volontairement toujours : vue de la blouse blanche, d’une piqûre, dans un cabinet vétérinaire, va provoquer une réaction chez un sujet, s’il est déjà venu, et même s’il ne connaît pas les lieux. Les phéromones laissées par les anciens visiteurs laissent des informations. Il peut rester immobile, se coucher, trembler de peur etc.
- l’apprentissage par essais
– erreurs :
l’animal est dans une situation dans laquelle il
doit opérer un choix -> il lui faut trouver la bonne réponse -> il en
essaie une, elle fonctionne ou pas -> si elle loupe il en tente une autre, et
ainsi de suite. Une fois le bon comportement trouvé, il garde en mémoire la
réponse adéquate.
Il est possible d’utiliser ce apprentissage en dressage, mais c’est rarement fait, car cela demande trop de temps, c’est long.
- la loi de l’effet :
les relations (connexions) entre stimulus
et réponses qui sont accompagnées ou suivies d’un état satisfaisant pour l’organisme
sont renforcées, les autres sont affaiblies. Il en résulte que les conduites
entraînant une réussite tendent à se reproduire, les autres à disparaître.
-> quand le sujet aura trouvé la bonne réponse, il va privilégier celle là, mais aussi, à partir de cet apprentissage, on va voir petit à petit les mauvaises réponses disparaître. Elles ne feront plus partie de ce qui est tenté par l’animal, et celles qui sont productives, satisfaisantes pour l’animal seront renforcées, auto renforcées par l’animal lui même. Les réponses qui donnent un mauvais résultat( = algique) ou pas de résultat du tout, sont de moins en moins utilisées -> l’effet que donne la réponse conditionne la persistance de ce type de réponse. Ce n’est pas un oubli, le sujet a compris que ce n’est pas la peine d’utiliser un certain nombre de comportements parce qu’ils restent sans effets.
- la loi de
discrimination :
des stimuli de plus en plus proches sont
administrés jusqu’à atteinte des limites des possibilités de
discrimination, en fonction des capacités sensorielles
on peut vérifier expérimentalement que 2 stimuli relativement proches, sont identifiés par le sujet comme produisant un effet différent.
Ex : son de sifflet suivi de l’apparition d’un morceau de viande et un son de sifflet suivi d’une agression => on va rendre de plus en plus proches les stimulis. Tant qu’ils sont assez différents pour être compris par le sujet comme produisant une réponse satisfaisante ou non, le sujet adopte la bonne réponse. Quand on se rapproche d’une manière sensorielle de la fréquence, tonalité de façon tellement proche que les capacités sensorielles ne peuvent plus faire la différence, on a atteint le seuil de discrimination. Au delà de cela, c’est trop proche pour être discerné, le chien ne peut plus faire la différence entre 2 stimuli.
Ex : on appelle son chien en raccourcissant de plus en plus son nom ORIKA ! puis RIKA ! suivi de KA ! etc. jusqu’à ce que le chien ne réponde plus
- le shaping :
technique de renforcement par approximations
successives
technique par laquelle on apprend à
produire un comportement particulier, en renforçant des approximations
successives de ce comportement
Méthode lente et difficile, beaucoup moins rapide que les autres
Ex de la personne qui ne peut comprendre l’explication, on la laisse tenter tout ce qu’elle peut, et lorsqu’elle réussit à produire le bon comportement, on renforce autant qu’on le peut, le plus fort possible. Ex de la personne qui ne peut pas s’habiller toute seule, est félicitée de façon exubérante lorsqu’elle réussit à mettre son bras dans la manche.
Le shaping n’est pas vraiment utilisé pour le chien, ou rarement.
La motivation doit être forte et attractive, suffisamment pour donner envie au sujet de faire les essais (nourriture derrière une porte).
- la réponse d’échappement :
quand le sujet a appris un signal avertisseur de
danger, il anticipe. Il peut s’agir de la fuite ou de la menace, peut importe
l’animal peut apprendre la
possibilité de se soustraire à un stimulus aversif
quand il a appris cela, il peut anticiper -> il
reçoit un signal avertisseur -> il anticipe par une stratégie d’échappement
ou une autre stratégie
ex de l’orage : le chien est capable, quelques heures avant, de ressentir la baisse de pression atmosphérique par le biais de son oreille interne -> il est alerté -> il agit en conséquence, fuit, devient agité et peut aller jusqu’à la destruction, ou l’agression comme réponse d’échappement s’il n’a pas de possibilité de fuite
- l’état de détresse
acquise :
chez des chiens qui produisent un comportement
inhabituel ou inadapté, étonnant pour les propriétaires
état dans lequel se trouve un animal
quand, soumis à un ou des stimuli aversifs, ne peut pas trouver la réponse d’échappement
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réponse d’échappement permet l’anticipation |
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détresse acquise : le sujet perçoit les signes avertisseurs, mais ne peut pas trouver la réponse d ‘échappement -> soit parce qu’il n’y en a pas, soit parce que la stratégie est trop compliquée |
exemple du collier électrique : même s’il se déplace, il ne peut pas échapper à la sanction, il emporte le collier électrique avec lui -> peut être génératrice de situation très anxiogène car il ne trouve pas la réponse, ce qui génère un état d’angoisse permanent.
Il vaut mieux utiliser une clôture électrique -> il peut échapper à la sanction dans ce cas
- l’habituation :
c’est aussi un processus d’apprentissage, et même
un des plus simples
l’habituation résulte de la
disparition des réponses motrices non apprises si de nombreux essais s’avèrent
toujours infructueux
ex : l’aquarium séparé par une cloison
transparente -> les prédateurs vont essayer d’attaquer les individus
présents de l’autre côté. Au bout d’un moment, assez vite, il y aura
abandon des comportements de prédation après plusieurs essais infructueux
-> à force de voir un comportement rester sans effet, il cesse de le produire
Attention : ce procédé ne coupe pas pour autant le comportement de prédation : si on enlève la cloison après un certain temps, il y aura reprise du comportement de prédation
- l’imitation :
c’est le comportement d’un individu
dit M modèle qui induit un comportement identique chez un individu dit O,
observateur
ce n’est pas un apprentissage car l’O ne fait que
reproduire le comportement du M, quand bien même il n’en tirerait rien et il
ne comprendrait pas ce comportement
-> l’imitation n’est pas forcément productrice – O imite sans qu’il y ait forcément un but, mais il peut y en avoir un tout de même
->se contente de reproduire le comportement adopté par le modèle
- l’apprentissage
vicariant :
un peu plus compliqué, subtil que l’imitation
O apprend les réponses correctes parmi
celles données par M le modèle
-> il profite de l’apprentissage de l’autre pour s’en servir à ses fins propres, sélectionne les réponses correctes
- la théorie de l’économie :
elle permet d’évaluer la trace laissée
par un apprentissage partiellement oublié
le nombre des essais nécessaire pour ré apprendre (ex : pour répéter
une liste) est inférieure au nombre des essais qui avaient été nécessaire à
l’apprentissage de cette liste
le gain exprimé en pourcentage du nombre d’essai initial constitue une
évaluation de la trace laissée par le premier apprentissage
quand on quantifie les essais nécessaires pour
réapprendre qq. chose, on constate que le nombre d’essais est inférieur au
nombre d’essais initiaux pour apprendre ce quelque chose -> gain d’économie
pour parvenir aux même résultats
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